| Rapport intermédiaire Evaluation à mi-parcours - Septembre 1997 |
Rapport à la Commission Européenne
Direction Générale V
A l'attention de Mme DONNELLY
Chef d'Unité ff DGV B-4
Rapport présenté par la CCI d'Auch et du Gers en Gascogne responsable du programme Teleparc
I. Rappel de l'identification du projet
3.3. Modalités de suivi par les experts de la Commission : description et appréciation.
4.1.1. comparaison du tableau de bord initial et du tableau des opérations réalisées.
4.1.2. analyse des différences, écarts, (décalages y compris de calendrier) et commentaires.
4.1.3. réorientations en cours de projet : ont-elles été importantes ? si oui, pourquoi ?
Action 2 :
Intranet des
services de l'Etat
Action 2 :
Visiophonie
, points info services, courrier électronique vers les Mairies
Le courrier
électronique vers les mairies
Action 3 :
l'accès
pour tous aux technologies de communication
Action 4 :
Santé
et télémédecine
Action 5 :
Education, Formation
Education et
formation initiale
Formation continue
Action 6 :
CCI pôle
de compétence en technologie de communication.
Action 8 :
Premier emploi
pour les jeunes compétents en technologies de communication.
Action 9 :
Etude d'Impact
d'Internet pour les entreprises à forte renommée.
Action 10 :
Tourisme et
mise en valeur du patrimoine régional
Action 11 :
autres expérimentations
Action 12 :
Rapport Opportunités
et problèmes
Phase II :
Développement
de la stratégie et identification des priorités d'action
En conclusion de cette présentation des actions menées par rapport aux objectifs
I. Contenu de l'action
II. Partenariat
III. Modalités de travail
IV. Coopération entre partenaires
V. Evaluation dynamique permanente
VI. Consolidation de savoir faire
Co-management : Conseil Régional Midi-Pyrénées (ARTEMIP)
Comité Directeur : Préfecture du Gers, Conseil Général du Gers, Ville d’Auch, Inspection
Académique du Gers, Hôpital Général d’Auch, France Telecom.,Centre Européen d'Entreprises
et d'Innovation, Maison des Jeunes et de la Culture d'Auch
Comité de Pilotage: Préfecture de la Région Midi-Pyrénées,CRCI Midi-Pyrénées,
La Poste, la Banque de France, Direction des Services Fiscaux du Gers, EDF-GDF, Ville de Fleurance, Ville de Condom, CNED, CDT du Gers,Chambre de Métiers du Gers, UPG du Gers, Syndicat des Hôteliers du Gers, (FNIH),
Syndicat de l’Hôtellerie de Plein air, FNSAGA, Maison de l’Artisan, Crédit Agricole
Pyrénées Gascogne, Alcatel, Nov&Com, Edi-Service, Sud Ecriture, Bureau Moderne, SIATT, Centre Hospitalier du Gers, Fédération du BAT du Gers, Chambre d’Agriculture du Gers, Comtesse du Barry, Producteurs Plaimont, Ordre des Médecins, Compagnie des Notaires du Gers, Ordre des Architectes, Ordre des Avocats, ASFO du Gers, Chambre FNAIM, Jazz in Marciac, CDOS 32, Football Club Auscitain, Chambre régionale des Agents de Voyages, CRITT AgroAlimentaire d’Auch, BNIA, Association des Maires du Gers, PARERA SA, ANPE Midi-Pyrénées, Ville de Mirande, CDG 32, Laboratoire Maurice Mességué
2. Préparer un plan d'action à moyen terme (2000-2005) rassemblant le consensus le plus large possible permettant d'éviter le scénario de la désertification prévu par les démographes grâce à l'arrivée de nouveaux entrants susceptibles de se fixer dans des zones rurales et qui utilisent dans leur travail les technologies de communication
3. Mettre en œuvre des expérimentations test dans l'ensemble des secteurs d'activités pour mesurer les opportunités et les freins au développement de la société de l'information
4. Globalement il s'agit de mettre en culture internet intranet une zone rurale pour mettre en œuvre un programme que l'on pourrait qualifier de nouvelle PAC 2000 (Politique Active de Communication)
L'objet initial défini dans le dossier
de candidature s'est affiné pendant les 14 mois de mise en œuvre
du programme. Il est très vite apparu que la mise en œuvre du programme
reposait sur la sensibilisation des acteurs clés et la mise en
œuvre d'expérimentations concrètes seules susceptibles de
motiver les décideurs.
Les acteurs clés des zones rurales
sont plus des suiveurs que des leaders d'opinion en matière de
technologies de communication , il est nécessaire pour les faire
réagir de leur présenter en même temps le moyen terme
sous forme d'un scénario catastrophe (désertification) et
un bénéfice possible (cofinancement d'un programme d'actions
ambitieux par la Commission Européenne)
Introduction: déroulement en 3 phases du Plan de Travail
Les trois objectifs du programme teleparc
Les moyens à mettre en œuvre
Les trois phases du plan de travail
Phase I : Analyse des problèmes et des opportunités de la société de l'information dans le Gers
1.1. Action 1 : Formation sensibilisation à l'utilisation des technologies de communication.
Contenu des modules de formation et de sensibilisation
Mise en œuvre des formations
Ressources humaines et Budget
Exploitation des contacts formation
1.2. Expérimentations pilotes
1.2.1. Définir des expérimentations pilotes pour l'Etat, les Collectivités territoriales et les Services Publics
Action 2 :Mettre en réseau intranet les collectivités
Action 3 : l’accès pour tous aux technologies de communication
Action 4 : Santé publique, Télédiagnostic au Centre Hospitalier d'Auch
1.2.2. Expérimentations pilotes pour l'Education et la Formation
Action 5 : Plan d’action Education Formation
1.2.3. Expérimentations développement économique
Action 6 : CCI du Gers pôle d'excellence "société de l'information
Action 7 : Conseil aux entreprises pour les sensibiliser aux nouvelles formes d'organisation du travail
Action 8 : Premier emploi pour les jeunes compétents en technologies de l'information
Action 9 : Etude de l'impact d'internet pour les entreprises des secteurs à forte renommée nationale ou internationale
Action 10 : Tourisme et mise en valeur du patrimoine régional
Action 11: Autres expérimentations à évaluer
Action 12. Rapport Opportunités et problèmes "Options Paper"
Phase II : Développement de la Stratégie et identification des priorités d'action
Action 13 : Evaluation avec l’opération PRISM 97
Action 14 : Visioconférences sectorielles
Action 15 : Analyse des "OPTIONS PAPERS" de trois autres régions pilotes RISI
Action 16 : 1er Séminaire interdépartemental
Action 17 : Publication des Résultats de la consultation sur le rapport Opportunités et problèmes
Action 18 : Rapport "Grande Ligne de la Stratégie et des priorités pour l'action"
Action 19 : Evaluation à mi-parcours
Action 20 : Mid-term Review organisée par la Commission Européenne
Phase III : Lancement des actions prioritaires
Action 21 : Organisation d'événements autour du rapport "Stratégie teleparc"
Action 22 : Présentation de la stratégie teleparc aux 22 autres régions RISI
Action 23 : Etudes de faisabilité des priorités d'action
Action 24 : Rapport final "Stratégie Teleparc et plan d'action"²
- Date de démarrage effective 12 février 1997
- Date d'achèvement du projet Initialement prévue 30 septembre 1998, une demande de prolongation jusqu'au 31 décembre 1998 a été effectuée auprès de la Commission pour tenir compte de la période de six mois où toutes les décisions ont été neutralisées du fait des élections locales et régionales.
3.1. Rappel de l'organisation du partenariat initial et des évolutions au cours du projet : description et appréciation ;
Ce partenariat s'est concrétisé au fur et à mesure du développement du programme aujourd'hui il y a plus de 100 partenaires autour du programme si on prend en compte les entreprises, collectivités, associations ou autres organismes qui ont participé à l'action 1 sensibilisation et formation
Le Comité Directeur a décidé d'accueillir en son sein deux nouveaux membres :
la Maison des Jeunes et de la Culture d'Auch pour que soient mieux impliqués les jeunes et les associations
Le Chef de Projet est un consultant indépendant des techniciens et des politiques qui met en œuvre le plan de travail décidé par le Comité Directeur. Cette position de consultant externe est très certainement un facteur important pour maintenir et développer le consensus autour du programme Teleparc.
Les Politiques à de très rares exceptions près ne connaissaient rien à propos des enjeux de la société de l'information avant le démarrage du programme.
14 réunions du Comité Directeur, 18 réunions des Comités stratégiques ont pratiquement à chaque fois fait le plein des participants potentiels. Petit à petit ce qui était très virtuel au départ a pris de la consistance au fur et à mesure du lancement des actions prévues dans le plan de travail.
La prise de conscience des enjeux vitaux de la société de l'information pour les zones rurales par les politiques est en train de se faire. L'Etat y joue un rôle prépondérant. Les décisions prises et leur mise en œuvre par la Préfecture du Gers est très certainement capitale dans la réussite du programme.
Aujourd'hui on peut estimer qu'avec plus de 500 acteurs clés sensibilisés, ce qui pouvait être fait avec les moyens du programme sera réalisé.
Cependant il ne faut pas se cacher que la société de l'information est un concept difficile à appréhender politiquement car il ne fait pas encore recette électoralement surtout dans les populations âgées qui sont majoritaires dans les zones rurales enclavées.
La stratégie adoptée dans la mise en œuvre du programme Teleparc "sensibilisation des acteurs clés" et les moyens financiers limités du programme ne permettent pas d'envisager une action profonde de communication directement vers les populations ce qui serait pourtant probablement plus efficace pour convaincre les élus de s'intéresser davantage aux enjeux de la société de l'information
A ce titre nous insistons sur le rôle très important pour le maintien et le développement du consensus de la publication en ligne sur le serveur de messagerie http://www.teleparc.net de tous les comptes-rendus validés par les différents comités Directeurs et Stratégiques. Cette transparence complète est nouvelle par rapport aux habitudes des collectivités, associations, chambres consulaires…du département du Gers et de la Région Midi-Pyrénées.
En ce qui concerne le suivi financier il est très lourd pour un programme où il y a un véritable partenariat financier comme c'est le cas de Teleparc. En particulier nous pensons que les règles différentes entre les TSEB et le certificat de dépenses ( dates de prise en compte différentes des dépenses, taux mensuel de change de l'écu) sont d'une lourdeur administrative qu'il serait utile d'aménager.
Les relations avec le Project Officer sont constantes et productives. Nous pensons que le Project Officer a bien compris la spécificité de la mise en œuvre du programme Teleparc.
Nous avons participé aux workshops RISI 1 de Poitiers, Bruxelles, Lubeck et Caceres. Ces réunions nous ont permis de rencontrer les Chefs d'unités des différentes Directions responsables de la mise en œuvre du programme RISI ainsi que les consultants des Bureaux d'Assistance Technique. Il est important de noter que les comptes-rendus de ces réunions ne peuvent être exploités complètement auprès des membres des différents Comités du programme teleparc. Cela supposerait en effet une traduction systématique en français de tous les documents ce qui prendrait trop de temps. Nous nous sommes en effet aperçus que même lorsque certains membres des Comités lisent l'anglais ils n'ont pas le temps et l'envie de se consacrer à ces documents.
Il est de même pour toute la mise en place de l'Association @RISI qui est perçue dans notre région comme une réalisation anglo-saxonne pour anglo-saxons. Il est nécessaire pour la pérennité de cette association que nos amis Anglais prennent conscience du travail supplémentaire très important que nécessite la participation des décideurs et acteurs clés de régions non anglophones. D'autre part la trop grande quantité de messages en anglais adressés par cette association et son secrétariat nuit à l'efficacité de sa communication.
4.1. Présentation des actions menées par rapport aux objectifs
Toutes les réunions planifiées se sont effectivement déroulées mais à partir du mois de décembre 1997 la période préélectorale (élections locales et régionales) a suspendu la publication des délivrables conduisant à l'Options Paper. Il est apparu nécessaire en effet pour maintenir le très large consensus d'une neutralité complète du programme vis à vis des différents acteurs clés impliqués bien souvent en même temps dans les Comités du programme teleparc et dans les élections. Ceci nous a obligé à conserver sous le manteau des délivrables prêts à être validés par le Comité Directeur.
Ces deux élections ont abouti dans la région Midi-Pyrénées à un renouvellement de tous les décideurs (changement de majorité). Depuis le 15 avril 98 nous attendons toujours la mise en place à l'échelon régional et local des différentes commissions qui sont les interfaces naturelles du programme teleparc.
Finalement nous pensons nous orienter vers une communication simultanée des deux rapports OPTIONS PAPER et DRAFT STRATEGY. La demande de prolongation jusqu'au 31 décembre 98 est principalement justifiée par cette période électorale prévue mais qui ne pouvait être officiellement intégrée dans le PERT initial de mai 97 sous peine de démotivation des acteurs clés.
Action 1 Sensibilisation et formation aux enjeux de la société de l'information.
C'est certainement l'action primordiale du programme car pour faire réfléchir et pour motiver les acteurs clés il faut qu'ils soient informés, sensibilisés et formés à l'utilisation, dans leurs responsabilités particulières, des valeurs ajoutées susceptibles d'être apportées par les technologies de communication. D'autre part c'est un très bon moyen pour mesurer les opportunités, problèmes dans chaque activité.
La formule retenue pour ces formations a été unanimement appréciée : 4 séances de trois heures réparties sur deux semaines ou un mois avec un maximum de 5 stagiaires.
Depuis septembre 1997, 302 personnes ont été formées et sensibilisées dans le cadre du programme Teleparc :
- 82 personnes appartenant à des institutions, collectivités et services publics
- 50 à des associations et structures diverses
soit un total de 3624 heures-stagiaires
Par ailleurs, la cellule NTIC de la Préfecture, La M.J.C. d ’Auch, La Chambre d ’Agriculture,
l ’IUT d ’Auch… ont mis en place des formations à Internet qui concernent plus de 300 autres personnes l ’objectif global initial de 700 acteurs clés formés et sensibilisés à Internet sera donc largement dépassé.
La mise en œuvre de cette action a nécessité en interne le recrutement de deux chargés de mission Teleparc.
L'impact de cette action peut se mesurer de deux façons :
D'autre part certaines entreprises ont tendance à vouloir être présentes sur Internet via des sites. Il est nécessaire la aussi de les conseiller pour éviter des tentatives isolées qui se soldent par des échecs et en font des déçues d'Internet. Les actions 9 et 10 du programme ont été programmées par le Comité Directeur pour éviter cet écueil et apprendre aux acteurs socio-économiques à coopérer pour être davantage efficaces sur Internet.
Action 2 : Intranet des services de l'Etat
L'Etat est représenté par la Préfecture du Gers au Comité Directeur et au Comité Stratégique Etat Collectivités Services Publics. Il est certain que l'Etat joue un rôle primordial dans le consensus qui s'est établi autour du programme Teleparc. Les directives gouvernementales concernant l'utilisation des technologies de communication pour la modernisation des services publics, le raccordement à Internet de tous établissements d'enseignement, donnent à l'Etat un rôle moteur dans la prise de conscience et la crédibilité des enjeux du programme teleparc.
Cette action intranet des services de l'Etat a pour objectif de relier de façon sécurisée
Action 2 : Visiophonie , points info services, courrier électronique vers les Mairies
Le Conseil Général du Gers a recruté peu avant les élections dans le cadre de l'action du Gouvernement concernant la création de 350.000 emplois jeunes , 39 agents dits animateurs coordinateurs socio-économiques.
Ces jeunes ont pour principale mission d'assurer dans les 10 contrats de terroirs (regroupement volontaires de communes) une présence délocalisée des services sociaux du Conseil Général.
Le Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire qui s'est tenu à Auch en avril 1997 a décidé de soutenir les initiatives du programme teleparc et d'accorder une subvention d'investissement de 300 KF pour la mise en place d'un réseau de visiophonie points info-service. C'est le Conseil Général du Gers qui a bénéficié de cette subvention et a mis en place les équipements (Visiophonie avec Netmeeting) dans 10 petites villes du département. Parallèlement le Conseil Général a formé 15 jeunes à l'utilisation de la bureautique et des technologies de communication.
A ce jour les équipements sont en place, les jeunes sont en poste mais il apparaît que la principale difficulté réside dans la transformation des habitudes de travail des agents administratifs qui doivent apprendre à communiquer à distance avec des populations éloignées.
Dans un premier temps l’opération visiophonie (téléguichet) sera testée en intranet numéris entre les services du Conseil Général et les 10 points info services répartis dans les 10 contrats de terroirs ; ceci pour des raisons de sécurité de confidentialité et de performance des échanges.
Ce réseau sera essentiellement utilisé pour des services à caractère social et s’appuiera sur les emplois jeunes recrutés par le Conseil Général.. Il s’agira de faire remplir des documents à distance en utilisant la technologie NetMeeting développée par Microsoft.
Un bilan intermédiaire ne peut pas encore être fait, les autres acteurs susceptibles d'utiliser cet intranet
( Etat, Services Publics, Chambres Consulaires) se préparent à le faire tout en attendant les premiers résultats de l'expérimentation.
La mise en œuvre de cette action dans le cadre du programme teleparc correspond bien à l'attente du Comité Directeur, il est probable que cette action pourra être évaluée précisément avant la fin du programme teleparc.
Le courrier électronique vers les mairies
Il s'agit de profiter du fait que pratiquement toutes les communes ont été récemment équipées par le Conseil Général de micro ordinateurs Pentium pour le nouveau traitement de la comptabilité locale.
Matériellement il s'agit de doter chaque mairie d'un modem et d'une boite à lettre électronique pour pouvoir via internet échanger des courriers électroniques contenant des informations ou formulaires non confidentiels.
Pratiquement il s'agit de former les secrétaires de mairie à l'utilisation d'une part des logiciels de Bureautique et d'autre part à l'utilisation du courrier électronique. Cette opération est décidée mais sa réalisation n'a pas encore commencé, il est nécessaire d'attendre que les nouveaux élus du Conseil Général mettent en place les commissions nécessaires pour superviser l'opération.
Action 3 : l'accès pour tous aux technologies de communication
Cette action est principalement conduite par la Ville d'Auch mais essaime aussi dans d'autres villes (Fleurance en particulier). Il s'agit de mesurer comment localement, au niveau d'une ville, les technologies de communication peuvent améliorer la démocratie par une plus grande transparence des décisions des élus locaux et des actions entreprises par la collectivité.
La solution retenue passe par l'utilisation d'Internet dans des postes de consultations mis à la disposition du public via les associations. La Maison des Jeunes et de la Culture d'Auch est directement responsable de la mise en œuvre de cette action. A ce jour 20 responsables d'associations ont été formés par les équipes de la MJC.
Une autre action consiste à permettre aux jeunes enfants des écoles primaires d'avoir un premier contact avec Internet (l'informatique n'est pas une discipline enseignée en France dans les écoles primaires). La Ville d'Auch fourni aux 14 écoles des ordinateurs. L'action consiste à sensibiliser les jeunes dans le cadre des activités périscolaires (en moyenne deux heures par jour).
Le programme teleparc a formé les 14 animatrices des activités périscolaires. La Ville d'Auch a décidé de compléter l'équipement informatique et modem des écoles. L'action devrait être mise en place en septembre 98.
Le problème pour la mise en œuvre de cette dernière action est la grande hétérogénéité de l'attitude des Chefs d'établissements et enseignants vis à vis d'Internet et d'une façon plus générale de l'informatique. Les uns sont favorables les autres inertes.
Action 4 : Santé et télémédecine
Le programme teleparc dans sa mise en œuvre auprès des médecins a bénéficié d'une conjoncture très favorable : de récentes décisions gouvernementales vont les obliger à s'informatiser (généralisation de l'utilisation de la carte santé).
Dès lors les médecins ont été très mobilisés pour suivre des formations de sensibilisation et de formation à l'utilisation des technologies de communication. Plus de 100 d'entre eux y ont participé soit 25% de l'ensemble du corps médical du département.
La demande la plus importante des médecins généralistes ruraux est la possibilité d'utiliser les technologies de communication pour contacter des spécialistes et réaliser ainsi des télédiagnostics.
Une autre action du programme teleparc a consisté a soutenir le raccordement du Centre Hospitalier Général d'Auch au Réseau Régional de Télémédecine. Cette opération est en cours de négociation.
Parallèlement l'interconnexion Centre hospitalier Général d'Auch avec les hôpitaux locaux (Fleurance) sont en cours d'étude.
Indiscutablement l'action teleparc pour ce secteur est très appréciée.
Cependant un des freins à la mise en œuvre d'intranet sécurisé est le manque de compétence locale des prestataires de services informatiques et réseaux.
Action 5 : Education, Formation
Education et formation initiale
Les jeunes sont perçus par le Comité Directeur comme une cible prioritaire du programme teleparc. Les récentes décisions du Gouvernement français d'inciter tous les établissements scolaires à se connecter à Internet constituent un environnement favorable pour le programme Teleparc.
Cependant les différentes actions prévues initialement ont dû être réorientées. En effet il est plus facile de convaincre un jeune qu'un enseignant. Il a fallu d'abord former et sensibiliser à Internet les étudiants et élèves pour que les enseignants se mobilisent.
Internet est perçu par les enseignants comme un éventuel outil à utiliser dans le cadre de projets pédagogiques. Ceux-ci sont longs à élaborer et le "wait and see" prévaut souvent chez des enseignants qui ont du mal à remettre en cause l'organisation de leur travail.
En particulier nous avons mené une action orientée vers l'autoformation des jeunes : 8 étudiants formés dans le cadre du programme teleparc ont à leur tour formé les deux promotions soit, 200 étudiants, de l'Institut Universitaire de Technologies d'Auch dans le cadre de projets tutorés.
Cependant 29 emplois jeunes ont été recrutés par l'Inspection Académique pour seconder les enseignants dans les activités TICE (technologies de l'Information et de Communication). On peut raisonnablement espérer que ces jeunes vont jouer un rôle important dans l'accélération de l'utilisation d'internet dans les établissements scolaires
Le Réseau Régional pour l'Education et la Formation (RREF) est une initiative du Conseil Régional qui vise à relier avant la fin de l'année 98 les 250 lycées de la Région Midi-Pyrénées au Rectorat et à permettre une connexion sur Internet. A terme les collèges pourraient entrer dans ce réseau si des accords de financement peuvent être conclus entre le Conseil Régional et les 8 Conseils Généraux des départements de la Région. Là aussi, suite aux dernières élections, il faut attendre que les Commissions de ces différentes entités soient en place.
Récemment, un accord entre France TELECOM et le Ministère de l'Education Nationale a été conclu et risque de bouleverser l'ensemble des dispositifs de connexion à Internet jusqu 'alors en vigueur. Cet accord contesté auprès de l'instance de régulation des télécommunication (ART) par les opérateurs concurrents prévoit de diviser par 40 les coûts de connexion et de communication (5800 F par an, soit moins de 1000 écus, pour la fourniture d'un routeur numéris, la connexion numéris à Internet et 10 heures de communication par jour et tout ceci pour un réseau de 10 postes dans chaque établissement.
Cet accord s'il est entériné devrait lever les difficultés financières de tous les établissements qui avaient jusqu'alors beaucoup de difficultés à intégrer les coûts variables de communication téléphonique liés à Internet dans leur budget de fonctionnement Il faut noter cependant que 5.800F par an reste un coût élevé pour une petite école rurale.
L'action du programme Teleparc a été double pour la formation continue il s'agissait :
Au niveau régional le réseau PYRAMIDE relie la capitale régionale Toulouse en visioconférence avec 10 villes des huit départements. Des opérateurs de formation à distance tels le CNED, le CNAM proposent des modules de formation continue aux salariés. L'objectif poursuivi par le programme Teleparc dans le cadre du réseau PYRAMIDE est de mettre en ligne via les opérateurs des modules de formation à l'utilsation des NTIC.
Un autre réseau s'efforce de développer la formation continue de proximité pour les très petites entreprises (commerçants, artisans …) il s'agit des SARAPP (Ateliers Pédagogiques Protégés….) qui ont pour objectif d'utiliser les salles informatiques des collèges des petites villes en dehors des heures scolaires, pour dispenser de la formation à la Bureautique, comptabilité etc. Ce réseau est animé par les GRETA qui sont des associations d'enseignants. Il utilise en particulier la visiophonie comme outil pédagogique.
Il a été difficile pour le programme Teleparc d'établir une coopération avec les huit SARAPP du département du Gers ceci est dû en particulier
Action 6 : CCI pôle de compétence en technologie de communication.
En tant qu'organisme responsable du programme Teleparc auprès de la Commission, la CCI du Gers se devait de mener une action exemplaire pour les autres chambres consulaires visant à améliorer les services traditionnels vers ses ressortissants : les 4000 entreprises du département du Gers.
Deux chargés de mission spécifique ont été recrutés pour conduire cette action qui consiste essentiellement
A ce jour les premiers résultats de l'action Teleparc sont les suivants
Action 7 : Conseil aux entreprises pour les sensibiliser aux nouvelles formes d'organisation du travail liées à l'introduction de l'utilisation des NTIC
Il ne suffit pas qu'une entreprise prenne une adresse électronique pour qu'elle l'utilise. Nous avons pu constater que la plupart des entreprises qui ont participé aux séances de formation à Internet ont beaucoup de mal à mettre en œuvre en interne l'utilisation du courrier électronique et de la veille technologique ou marketing sur Internet
Il s'agit donc, pour éviter de faire de ces entreprises des déçues d'Internet, de leur proposer des conseils et une action en interne. Après étude, nous sommes en train de développer le principe de stages de 1 ou 2 mois pour des jeunes diplômés ou des demandeurs d'emplois.
Ces Chargés d'études, préalablement formés à leur mission dans le cadre du programme Teleparc, apporteraient un sang neuf à l'entreprise et s'efforceraient de démontrer dans le métier de l'entreprise les avantages et l'efficacité des NTIC.
Cette action vient de commencer et il est trop tôt pour l'évaluer. L'objectif global est d'expérimenter auprès de 20 à 50 entreprises la viabilité de cette opération.
Action 8 : Premier emploi pour les jeunes compétents en technologies de communication.
Dans son plan de travail dès le 14 mai 1997, le Comité Directeur avait retenu le principe de cette action avant que le Gouvernement français ne décide en juillet 97 de créer 350.000 emplois jeunes.
L'idée sous-jacente repose sur la constatation que quelque soit son diplôme ou sa qualification il est facile de le(s) valoriser en apportant aux jeunes à la recherche de leur premier emploi une compétence d'utilisateur d'Internet. En effet dans les départements ruraux ces compétences sont encore rares.
50 emplois jeunes ont été recrutés par le Conseil Général du Gers, 29 par l'Inspection Académique. Dans le Cadre du programme Teleparc la formation à Internet a été entreprise pour les emplois jeunes recrutés par le Conseil Général.
Cette action est fondamentale, car ces jeunes ont pour mission d'être des agents de proximité dans les communes rurales isolées. Dès l'instant où leur action peut être supportée en ligne via Internet ils deviennent des ambassadeurs des futurs téléservices de proximité indispensables à développer pour assurer la pérennité des services publics dans les zones rurales isolées.
Les difficultés rencontrées consistent essentiellement dans la définition des missions de ces jeunes et dans l'investissement nécessaire, chacun devant être autonome techniquement (ordinateur portable multimédia, adresse électronique…)
Nous pensons qu'avant la fin du programme teleparc une évaluation de cette action sera possible.
Action 9 : Etude d'Impact d'Internet pour les entreprises à forte renommée.
Les très petites entreprises de Gascogne sont très individualistes et ont du mal à comprendre qu'il est nécessaire de coopérer entre elles pour avoir une présence efficace sur Internet.
Le Gers est renommé aux niveaux national et international pour ses foies gras, ses armagnacs, ses volailles, ses vins …Cette action a pour but d'évaluer l'efficacité d'Internet (en terme de communication et de commerce électronique) pour les entreprises de ces secteurs. Il s'agit de convaincre leurs responsables de la nécessité de coopérer entre eux pour être davantage présents sur Internet et participer à l'image que souhaite donner le département à l'extérieur de ses frontières.
Dans le cadre du programme Teleparc l'Agence de Développement Economique (Conseil Général) a confié à un cabinet de consultant extérieur le soin de conduire cette enquête et de produire des recommandations.
L'action est en cours et devrait produire ses premiers résultats en juin 98.
Action 10 Tourisme et mise en valeur du patrimoine régional
Le tourisme (vert) est probablement un des secteurs de pointe pour l'avenir économique du Gers. C'est aussi un des secteurs où l'efficacité d'Internet pour la vente ou la pré-vente est maintenant démontrée.
Le Comité Départemental du Tourisme (Conseil Général) conduit la même étude que celle qui concerne les entreprises à forte renommée (action 8) sachant qu'il existe des réseaux de coopération à l'échelon national. Ces réseaux se sont mis en place avec le Minitel et sont en train de basculer sur Internet
La principale difficulté rencontrée concerne l'équipement et l'utilisation de l'informatique par les Offices de tourisme et syndicats d'initiative locaux. Le programme Teleparc a entrepris la formation à l'utilisation d'Internet des agents de ces organismes.
L'évaluation de cette action sera faite dans le rapport final.
Concernant le patrimoine régional la démarche teleparc a été de considérer que les agents immobiliers sont probablement des locomotives pour présenter ces patrimoines dans leur serveurs internet.
En effet pour décrire sur Internet un bien qu'il a en portefeuille un agent immobilier a besoin de mettre en valeur son environnement (la ville ou le village, le climat, le patrimoine, la qualité de vie etc.). L'agent immobilier est facile à convaincre de l'utilité d'Internet au moins dans le B&B. (business to business)
15 agents immobilier gersois ont été formés par Teleparc
Dans le cadre du programme Teleparc un serveur expérimental http://souestimmo.fr se met en place et différentes études sont conduites pour valider l'idée sous-jacente.
Action 11 : autres expérimentations
Le plan de travail élaboré par le Comité Directeur était précis et ambitieux. Pour atteindre l'objectif final du programme la production d'un plan d'action à moyen terme intégrant la société de l'information d'autres expérimentations concrètes pourraient être nécessaires
L'expérimentation la plus probante qui été redéfinie de façon permanente depuis octobre 1997 est certainement le serveur de messagerie http://www.teleparc.net
Conçu comme interface locale d'Internet pour les Gersois, il rassemble aujourd'hui près de 500 acteurs clés et démontre l'éfficacité du programme teleparc. Ce serveur consulté en moyenne par 20 personnes différentes par jour se classe régulièrement parmi les 20 premiers serveurs Internet dans la catégorie des annuaires.
Tour au long du programme ce serveur s'enrichit, prochainement les curriculum vitae de tous les demandeurs d'emplois compétents dans l'utilisation d'Internet seront mis en ligne.
Les résultats des connexions seront fournis dans le rapport final et constitueront un point d'évaluation important de l'impact du programme Teleparc.
Action 12 : Rapport Opportunités et problèmes
Depuis sa première présentation en Comité Directeur le 12 novembre 1997, il n'a pas été possible de faire valider le rapport en Comité Directeur. En particulier la publication de la SWOT analysis forces et faiblesses posait des problèmes en cette période électorale. Le changement de majorité au Conseil Régional et au Conseil Général nous oblige à attendre que les élus décident de certains choix politiques et nomment les Commissions de techniciens qui sont les interfaces naturels du programme Teleparc avec ces deux acteurs clés.
Phase II : Développement de la stratégie et identification des priorités d'action
Des discussions bilatérales sur le contenu du projet d'Options paper ont été entreprises pour avancer la conception du rapport DRAFT STRATEGY (Alternatives stratégiques en français) qui sera probablement présenté au Comité Directeur de juillet 1998.
Les échanges interdépartementaux prévus n'ont pas encore été entrepris officiellement :
Il ressort que le programme Teleparc s'est déroulé de façon satisfaisante dans un contexte électoral très important qui a vu 3 changements de majorité aux élections législatives de mai 1997, aux élections régionales et départementales de mars 98. Cette alternative démocratique a entraîné un décalage de six mois environ par rapport au planning inital.
Il est probable que les nouvelles majorité ont et vont infléchir certaines politique en particulier
Les critères d'évaluation quantitatifs proposés dans la candidature de la CCI du Gers lors de la réponse à l'appel à projets RISI I reposaient sur l'analyse des adresses électroniques créées , des sites Internet mis en place et des flux de communication mesurés.
Le serveur de messagerie http://www.teleparc.net a été opérationnel en novembre 1997. A ce jour on compte :
L'idée qui a prévalu à la mise en place de ce serveur était de faire prendre conscience aux acteurs clés des zones rurales qu'Internet n'était pas seulement le média de la mondialisation et qu'il était possible de l'utiliser pour se connaître localement. Ce serveur est apprécié unanimement par tous les acteurs clés dans la mesure où il favorise l'émergence de compétences locales de nouveaux prestataires de services Internet et permet à tous les acteurs clés de communiquer entre eux par courrier électronique. C'est aussi un support en ligne pour aider les nouveaux internautes dans leurs premières démarches sur Internet.
Il faut noter qu'avec en moyenne 20 connexions de personnes différentes chaque jour ce serveur se classe régulièrement dans les 20 premiers serveurs dans la catégorie des annuaires francophones (voir hit parade sur le serveur). Le nombre total de connexions dépasse les 800 par mois.
Les objectifs quantitatifs escomptés avant la fin du programme sont de 700 acteurs clés répertoriés sur le serveur ils seront largement atteints avant décembre 1998.
Elle repose sur l'appréciation des acteurs clés qui siègent dans les différents comités du programme teleparc.
Globalement le programme est jugé positivement par tous les acteurs clés. A noter cependant que les entreprises souvent très individualistes portent des appréciations nuancées. Elles veulent trouver immédiatement des avantages concrets et dès l'instant où le programme teleparc n'a pas de subventions à leur proposer, leur réflexe est celui communément ressenti par les petites entreprises pour tous les programmes communautaires, jugés trop généraux et pas assez spécifiques à leurs besoins immédiats.
L'action 1 sensibilisation et formation est unanimement appréciée par tous les stagiaires (rapports d'évaluation permanents)
Les actions 2
L'action 4 pour le secteur santé est très appréciée par l'ensemble des acteurs clés concernés
Les actions 5 Education Formation sont comme nous l'avons décrit dans le chapitre réalisation plus difficiles et plus longues à mettre en œuvre du fait d'un certain corporatisme des acteurs clés. Cependant la situation est en train d'évoluer favorablement.
L'action 6 CCI pôle de compétence s'est heurté à des problèmes de qualification des techniciens recrutés pour la mettre en œuvre : il est très difficile de trouver des compétences locale en terme d'ingénierie réseaux et télécommunications.
Les actions 7, 8 et 9 qui concernent directement les entreprises sont en cours de réalisation et il est difficile de les apprécier avant leur conclusion.
D'une façon générale on constate que les véritables moteurs de la promotion de l'utilisation des technologies de communication en milieu rural doivent être l'Etat, les administrations et les collectivités. Ces milieux sont en mesure d'imposer à terme à toutes les autres populations l'utilisation du courrier électronique, des téléservices de proximité etc.
Les principales difficultés sont liées au fait du conservatisme et de la relative inertie dans la remise en cause de l'organisation du travail qu'implique la société de l'information. On peut dire que c'est un problème de génération dans une zone où la population est relativement âgée.
Les insuffisances actuelles concernent la dissémination du programme pilote teleparc dans les autres zones rurales de la région Midi-Pyrénées. Cette action sera réellement entreprise quand tous les pouvoirs politiques de la Région et des Départements seront définitivement installés.
Le fait que la candidature de la Région Midi-Pyrénées et du département du Gers ait été retenue par la Commission Européenne dans l'appel à projets RISI I a joué un rôle important dans le maintien et le développement du consensus entre les acteurs clés.
Le guide pour la gestion des projets, bien qu'arrivé tardivement (fin juillet 97) par rapport au lancement du programme Teleparc (février 97), s'est avéré un outil efficace pour bien fixer les règles avec tous les partenaires.
Les workshops RISI sur les mesures d'accompagnement ont été également profitables particulièrement dès l'instant où ils ont intégré des présentations de programmes des autres régions. A noter cependant que pour une zone rurale du Sud de la France le reporting vers les acteurs clés constitue un travail important à partir de documents qui doivent être traduits de l'anglais en français.
Le serveur web RISI est une bonne initiative, il permet de concrétiser pour les acteurs clés la participation des 21 autres régions. Là aussi sa consultation reste limitée dans le Gers du fait que toutes les pages soient en Anglais.
La subvention de 250.000 écus a permis le lancement du programme, mais il a fallu lever chez les partenaires l'idée qu'elle était destinée à être redistribuée en particulier pour des investissements. Dans notre région les subventions européennes sont perçues concrètement comme des aides à répartir. Le travail d'explication auprès des acteurs clés n'a pas été facile en particulier auprès des partenaires Education Nationale.
Finalement l'objectif pédagogique fixé dans le cahier des charges et le guide pour les responsables de projet est une contribution importante à la valeur ajoutée communautaire. Il prépare les méthodologies de travail pour le plan d'action à moyen terme.
Liens avec d'autres programmes communautaires
Teleparc s'est inscrit immédiatement dans le programme INFO 2000 MIDAS NET comme expérience pilote.
Pour les autres programmes ESPRIT, TEN TELECOM, les compétences locales sont insuffisantes pour y participer. Le programme MEDIA sera très certainement utilisé dans le plan d'action futur pour développer des entreprises réalisant des contenus
5.1. Le projet dans le futur : pérennisation, amplification, démultiplication
Toutes les expérimentations engagées dans le cadre du plan de travail du programme Teleparc sont des incitations à aller plus loin. Les partenaires ont chacun des réalisations en cours qui dépassent la fin du programme Teleparc (31 décembre 1998) :
L'amplification repose sur des projets fédérateurs à définir dans le plan d'action final à moyen terme qui conclura le programme teleparc.
Aujourd'hui des idées de projets sont avancées mais demandent à être validées en terme de faisabilité partenariale, et économique.
Serveur facilitateur pour les nouveaux entrants
Pour des zones rurales en voie de désertification selon les démographes, il s'agit de se préparer à accueillir de nouveaux entrants qui devraient être des jeunes et des professions de services utilisant largement les technologies de communication.
La compétition entre les régions pour accueillir ces cibles s'intensifie avec le développement de l'utilisation des NTIC. Nous étudions comment le Gers et les départements ruraux du Sud Ouest de la France peuvent se différencier dans cette compétition au delà des arguments classiques de qualité de vie revendiqués par beaucoup de région.
Il s'agit, en communicant dans toutes les langues européennes de montrer aux internautes européens qu'il est plus facile et plus économique de s'installer par exemple dans le Gers. L'idée actuelle passe par la création d'un serveur Internet qui serait un véritable facilitateur permettant aux candidats d'avoir en ligne toutes informations dans sa langue d'origine et qui apporterait des solutions concrètes en terme de simplification des démarches administratives par exemple.
Pôle technologique agro-alimentaire
L'identité et les racines d'une région doivent être le socle de ses futurs développements. Grâce au CRITT AGRO ALIMENTAIRE d'AUCH le département dispose d'une cellule de Recherche Développement renommée en France et qui coopère avec d'autres laboratoires en Europe.
Il s'agit d'ancrer dans le Gers un pôle technologique à vocation européenne englobant l'agro alimentaire, l'environnement le développement rural. Le développement d'une branche d'université spécialisée dans ces domaines est indispensable.
Cette ambition suppose des infrastructures et une politique de communication très performantes. Pour que ce pôle puisse être un véritable projet il doit mobiliser l'ensemble des acteurs clés régionaux mais aussi européens.
Le tourisme est très certainement pour toutes ces régions rurales à forte identité culturelle un des secteurs économiques primordial pour l'avenir.
Enclavées ces régions ne disposent pas des flux de touristes de passage comme toutes les régions traversées par des autoroutes. Il s'agit donc de provoquer des événements fortement médiatisés à l'échelle européenne. Certains existent déjà comme JAZZ IN MARCIAC et le CIRCA.(Festival de Cirque contemporain) à AUCH.
Autour de projets forts il est nécessaire de prévoir des activités s'étalant sur l'année de manière à pouvoir proposer aux décideurs des investissements dans des infrastructures touristiques qui manquent aujourd'hui (capacité d'accueil de l'hôtellerie en particulier)
Il faut également intégrer l'école, la formation, des ateliers de recherche pour les professionnels concernés par ces activités culturelles. On peut donc parler de pôle technologique.
Cette ambition suppose également des infrastructures et une politique de communication très performantes.
Il est illusoire de penser qu'à court terme des entreprises employant plus de 50 salariés puissent s'installer dans une zone rurale enclavée. Au delà des freins traditionnels avancés par les entreprises pour délocaliser des activités, le manque de compétences sur place , l'organisation de l'accueil des familles limitée (marché locatif insuffisant, manque d'emplois pour les conjoints…) sont des réalités très difficiles à surmonter. L'avenir est plutôt dans l'accueil de micro entreprises.
Une solution expérimentée en Extrême Orient mais qui doit être transposée à la réalité gersoise est de considérer que le développement économique non endogène peut passer par le développement d'un site d'accueil de très petites branches (3 à 5 employés) de grandes entreprises soucieuses de former leurs futurs employés à la culture de leur entreprise et à une nouvelle forme d'organisation du travail utilisant largement les technologies de communication.
Ce projet est stratégique, nous ne pouvons donc pas le préciser davantage dans ce rapport.
Ces premières idées de projet montrent bien qu'il y a une volonté de poursuivre le programme teleparc au delà de l'année 1998. Il reste 7 mois aux acteurs clés pour les transformer en un véritable plan d'action.
Tous, reposent sur la mise en œuvre d'une stratégie société de l'information. La difficulté rencontrée pour la définir est que les acteurs clés des zones rurales n'aiment pas trop les exercices stratégiques : ils les jugent très peu concrets et ont des difficultés à se projeter dans un avenir à 10 ou 15 ans.
Esquisse d'un plan de développement
Il est trop tôt pour esquisser un plan de développement. Le Gouvernement français doit préciser sa nouvelle politique d'aménagement du territoire dans les prochaines semaines. Cette politique qui sera ensuite déclinée au niveau régional conditionnera bien sûr le plan de développement à moyen terme.
Modalités envisagées de consolidation des actions.
Le programme Teleparc est avant tout une étude basée sur des expérimentations. Le passage à l'action proprement dite suppose que pour chacune d'elles les structures existantes (Etat, Collectivités, Entreprise, Associations …) prennent en main leur mise en œuvre dans leur domaine de compétence respective.
Les partenaires de chaque action retenue devront les valider sur le moyen terme économique. Ils auront donc à préciser leurs investissements respectifs.
Ce qui est attendu par tous au niveau de la Commission Européenne c'est sa contribution financière dans le cadre d'une définition d'une nouvelle PAC (Politique Active de Communication).
Le processus partenarial mis en œuvre pendant près de deux ans autour du programme Teleparc a bien fonctionné puisque le budget initial qui était de 551.000 écus au départ s'élève maintenant à plus de 680.000 écus preuve de l'implication financière importante des partenaires ( la subvention de la Commission Européenne ne représente plus que 37% du budget total)
La capacité des acteurs clés à élaborer des projets viables est la clé de la réponse à la question posée. La prise de conscience des enjeux de la société de l'information pour les zones rurales enclavées est bien engagée.
Le Gouvernement français s'est lui aussi mobilisé sur le sujet, le futur plan d'aménagement du territoire devrait ouvrir de nouvelles voies et peut être de nouvelles ressources pour les porteurs de projets ayant pris l'habitude de travailler dans un consensus régional.
Y a -t-il un effet de levier financier (obtention de financements de différents partenaires) ?
L'Etat par l'intermédiaire de la DATAR et des autres Ministères sera attentif aux conclusions du programme teleparc. Les premières orientations annoncées par le Ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire pour la future loi laissent supposer que le saupoudrage de subventions en milieu rural va être abandonné au profit d'une politique plus orientée vers les villes moyennes.
Il est donc nécessaire, de mettre en avant dans le futur plan d'action, la problématique difficile de la ville préfecture qui risque, dans un schéma de désertification des zones les plus rurales, de se trouver écartelée. La richesse vive tend à se concentrer sur les marches du département. L'obtention de financements de l'Etat dans sa nouvelle politique d'aménagement du territoire passe par un plan prévoyant le développement de nouveaux services aux citoyens du département apportés par la ville d'Auch.
L'obtention d'autres financements passe par l'élaboration de véritables projets consensuels à l'échelon Régional. Le phénomène de métropolisation autour de Toulouse (650.000 habitants soit 27% de la population régionale) menace de vider à terme les villes moyennes (7 villes préfectures) de leurs habitants. Il faut maintenant considérer que l'avènement de la société de l'information doit faire naître un rééquilibrage au profit des zones rurales. Ceci ne sera possible que si les départements agissent de concert.
La coopération entre les acteurs clés locaux, née du consensus autour du programme Teleparc, doit produire des effets de synergie entre des acteurs qui avaient souvent tendance à agir individuellement. Par exemple , le partenariat qui est en train de s'établir entre les chambres consulaires (CCI, Chambre d'Agriculture et Chambre de Métiers) autour des enjeux de la société de l'information, doit permettre de préparer de véritables projets de développement économique à moyen terme (filière des produits biologiques, du tourisme etc.)
- y a-t-il un effet durable de mobilisation de partenaires ?
Il est trop tôt pour répondre à cette question. Seule l'élaboration du plan d'action à moyen terme permettra de valider le consensus actuel.
A ce jour l'information et la sensibilisation autour du programme Teleparc ont surtout concerné le département du Gers. Le concept de société de l'information est difficile à communiquer en tant que tel. Seuls les résultats concrets exemplaires intéressent les décideurs des zones rurales.
A mi-parcours nous pouvons maintenant afficher les premiers résultats concrets :
La Région Midi-Pyrénées co-manager de Teleparc devrait pouvoir démontrer l'exemplarité du programme aux élus et décideurs des autres départements de manière à les rassembler dans un plan d'action régional soumis à la Commission Européenne dans le rapport final du programme Teleparc.
Certains grands opérateurs de télécommunication (France Telecom en particulier) suivent de près l'impact du programme Teleparc. Ils souhaitent jouer un rôle dans la dissémination des résultats dans d'autres régions.
Les médias les plus influents (journaux quotidiens locaux) accompagnent également le déroulement du programme. Les deux quotidiens LA DEPECHE DU MIDI et SUD OUEST développent des sites Internet. Là aussi la communication passe par des reportages sur des exemples concrets.
Propositions éventuelles pour les prolonger
Le budget global du programme Teleparc ne permet pas d'envisager dans un premier temps une communication vers le grand public.
Cette communication s'avère pourtant indispensable avant la fin du programme. La meilleure façon de convaincre les élus est de sensibiliser leurs électeurs. Le manque de budget suppose un véritable partenariat avec les médias télévision et quotidiens régionaux.
Cette action pourra être lancée pendant les 3ème et 4ème trimestres de 1998. Elle devrait produire son plein effet après la fin du programme pendant l'année 1999.
Tout au long de l'année 99 il faudra donc poursuivre la politique de communication en s'appuyant sur les exemples concrets issus du programme Teleparc.
²
Le développement du consensus et la promotion de la coopération entre les acteurs clés pour qu'ils développent ensemble un plan d'action est le point clé le plus important du programme RISI I. C'est une innovation dans un département où les acteurs clés ont souvent des réactions individualistes.
Le plan de travail décidé par le Comité Directeur et sa mise en œuvre systématique a permis de bien cadrer l'action, la démarche de publier en ligne sur le serveur http://www.teleparc.net l'ensemble des comptes-rendus des réunions de tous les Comités est aussi une innovation. La complète transparence permet de maintenir le consensus.
La formule de travail retenue, un chef de projet consultant extérieur indépendant, non impliqué chez un partenaire, est probablement aussi un facteur important pour le maintien et le développement du consensus.
Les réunions mensuelles du Comité Directeur et bi trimestrielles des 4 Comités stratégiques ont été bien suivies. Cette organisation nous semble intéressante à pérenniser.
Certes, la prise en compte de la forte identité et la spécificité du département du Gers réduisent la transposabilité. Cependant nous estimons que le contenu du programme Teleparc est largement transposable aux 19 départements français qui ont une problématique de désertification à moyen terme. Il représentent 3,3 millions d'habitants et se répartissent dans huit Régions.
Chaque département a ses propres habitudes et conservatismes. Il n'est pas évident que les CCI soient toujours les mieux placées pour réunir de tels partenariats. Ceci est particulièrement vrai dans les départements où il y a plusieurs CCI.
A terme l'approbation et la mise en œuvre du plan d'action à moyen terme nécessite l'implication politique au plus haut niveau des élus. Ceci peut être obtenu après une phase d'études et d'expérimentation telle que celle qui est conduite dans le cadre du programme Teleparc.
Le programme teleparc est certainement parmi les programme RISI I un de ceux qui réunit le plus d'acteurs clés dans un partenariat actif. Les modalités de travail passent par la validation systématique par les différents comités des actions conduites. (notes de réunion validées par le comité suivant)puis publiées sur le serveur de messagerie teleparc.
Il nous semble que ces modalités de travail sont transposables dans d'autres régions.
Les élections récentes de nouveaux élus à la Région et au Conseil Général vont préciser la coopération qui s'est initialisée entre ces deux institutions sur les politiques d'aménagement face aux enjeux de la société de l'information.
Des rencontres entre les départements sont en train de se nouer pour réfléchir sur les conséquences pour les zones rurales du phénomène de métropolisation autour de Toulouse. Une nouvelle coopération des zones rurales doit se mettre en place pour équilibrer le pôle toulousain. En terme d'enjeux de la société de l'information, ils sont complètement différents si ce n'est opposés, entre une capitale régionale de l'importance de Toulouse et les zones rurales de la Région Midi-Pyrénées.
Nous ne pouvons pas apprécier si cette coopération entre zones rurales face à la métropolisation des capitales régionales est transposable dans d'autres régions.
Il nous paraît nécessaire en effet de prévoir, avant la mise en œuvre du plan d'action, qui nous l'espérons sera soutenu par la Commission Européenne à partir de 2000, des structures relais, qui vont valider pendant toute l'année 99, les différentes actions à moyen terme définies dans le rapport final Teleparc.
Comme nous l'indiquions précédemment l'année 99 doit correspondre également à une période de sensibilisation du grand public pour que l'adhésion au plan d'action soit la plus large possible.
La consolidation de savoir faire ne pourra se faire que si les structures relais succédant au programme teleparc sont mises en place suffisamment tôt avant le fin du programme.